J’ai une voiture (il faut d’ailleurs que j’écrive un jour un
article sur ma phobie de la conduite, que j’ai enfin réussi à vaincre - *mode « fière »
on*) mais elle ne me sert que pour mes déplacements personnels. Lorsque je
travaille, je prends le train, et ce depuis plusieurs années. Avant je prenais
le bus et le tram, mais je leur préfère le train qui, même s’il a des
désagréments (vive les retards et autres trains supprimés, notamment en hiver),
est bien plus rapide et tranquille je trouve (oui je sais, tout dépend des
heures auxquelles on le prend…).
A noter, pour celles et ceux qui ne le savent pas, que votre employeur
(dans le secteur privé) doit vous rembourser à hauteur de 50 % votre abonnement
si vous vous déplacez grâce aux transports en commun pour aller travailler
(train, bus, métro, rer, et même vélo de location).
Je prends donc le train presque tous les jours. Et ça me
donne l’occasion de voir certaines choses pas forcément très sympas… L’être
humain n’a parfois ni dignité ni respect…
Et niveau respect, ce qui revient systématiquement, et
quelque soit le mode de transport, ce sont les gens qui ont peur de ne pas
avoir de place assise… Terrible !!! Certains n’attendent pas que les
arrivants sortent qu’ils sont déjà à l’intérieur… Et les autres bousculent allègrement
tout le monde pour pouvoir accéder à un siège… J’avoue que je l’ai fait une
seule fois ; ça n’est pas du tout dans mes habitudes mais j’étais
fatiguée, j’avais froid… et j’ai bousculé un type… Et bien croyez moi qu’il m’a
bien fichu la honte en me faisant la morale devant tout le monde (et avec
raison). Je n’ai plus jamais recommencé.
Vous avez aussi les gens qui écoutent leur musique si fort
que vous pouvez nettement distinguer les paroles. Merci pour ceux qui
continuent leur nuit le matin ou qui espèrent être au calme après une dure
journée de travail (une fois, dans le bus, j’ai eu un jeune qui écoutait
Metallica super fort - cool, je dois dire que là ça ne m’a pas gênée du tout ! -
mais qui en plus headbanguait comme un fou sur son siège ^^
Dans le même registre, il y a également aussi ceux qui parlent fort au téléphone (un monsieur a un jour remis en place une jeune fille en lui disant qu’il n’avait vraiment pas envie de connaître sa vie), qui mettent les pieds sur les banquettes (dans le lot, il y a les parents bien sûr qui laissent leur progéniture se mettre debout sur les sièges… ou qui laissent hurler leur gosse tout le long du trajet… dans ce cas là je remercie mon Ipod !!) et ceux qui racontent leur vie (ou plutôt leurs exploits) à voix bien haute pour que tout le monde en profite (le matin, je n’ai pas forcément envie d’entendre les exploits sexuels de Machin, ni de savoir que Truc est hyper fier d’avoir 3 de moyenne générale ce trimestre…).
(handicapés, femmes enceintes, personnes âgées…)
ne daignent pas
se lever quand
l’une de ces personnes prioritaires arrive.
l’une de ces personnes prioritaires arrive.
Il y aussi les dégoutants…
Ceux qui puent (excusez-moi du
terme mais il n’y a vraiment pas d’autre mot), ceux qui reniflent tout le long
du trajet au lieu de se moucher (vive l’hiver) et ceux qui n’ont aucun savoir
vivre…. Là j’ai deux anecdotes tout aussi magnifiques l’une que l’autre :
dans le bus un jour, j’étais assise en face d’une magnifique petite fille qui
devait avoir 6/7 ans, avec de superbes anglaises ; une vraie poupée. Du
coin de l’œil, je la vois mettre un doigt dans son nez. Ok, les gosses font
souvent ça, mêmes la plus belle des petites filles. Mais… ça a duré un moment
et je vous passe les détails tellement c’était ignoble : le résultat de sa
fouille… je me suis vraiment demandée où elle allait le mettre à ses yeux
interrogateurs. Et je vous le donne en mille : sur la vitre du bus. No
comment.
Un autre jour, dans le train cette fois-ci, un papa et son
fils assis pas très loin de moi. Le gamin avait un rhume d’enfer, je
l’entendais (ô joie) renifler, disons-le, comme un goret, et croyez-moi ça
n’était pas du tout ragoutant… A un moment donné, le gamin a éternué... et il
en avait partout. Je vois le père se tourner dans tous les sens pour savoir
quoi faire car évidement il n’avait pas de mouchoir. J’aurai pu lui en donner
un s’il n’avait pas eu la grande idée de nettoyer le nez de son fils dans les
rideaux de la fenêtre (c’était un vieux train - et je ne vous explique pas les
millions de microbes qu’il devait déjà y avoir sur ce fameux rideau…). De quoi
vous couper l’appétit.
A côté de ça, vous avez aussi des choses plus supportables,
comme les sonneries de portable très connues (celle on ne peut plus
reconnaissable d’adopteunmec.com par exemple). Ou les jeunes (et moins jeunes)
femmes qui se maquillent le matin avec leur téléphone en guise de miroir (par
contre, je ne remercie pas celles qui se vernissent les ongles, l’odeur du
vernis dans un compartiment, c’est pas extra)…
Et enfin, vous avez les gens bizarres…
Comme cette superbe
femme que je voyais tous les matins dans le bus. Très bcbg, toujours en jupe,
grande, mince, des cheveux très longs et très beaux. Elle s’asseyait toujours
là où il y avait 4 places, mais au lieu de se mettre face à la personne, elle
se mettait de côté, jambes dans le couloir (elle avait pourtant de la place
pour les caser…). Très étrange… Ou alors ce jeune homme assis en face de moi,
qui pendant les 30 minutes de trajet a remonté et descendu sa fermeture éclair
sans aucune pause… J’ai haï ce bruit durant des heures ^^
Mais heureusement que l’on peut faire des choses plaisantes
dans les transports en commun, comme terminer sa nuit le matin (ou la commencer
le soir), écouter de la musique, en profiter pour lire, ou zieuter en douce les
beaux barbus ;-)
Je terminerai cet article (excusez-moi de la longueur) par
une dernière anecdote, plutôt amusante, qui m’est arrivée il y a de nombreuses
années.
Une copine et moi sortons du lycée. Nous nous asseyons côte
à côte dans le bus, tout devant. Elle était en jogging, vous savez ceux à la
mode dans les années 2000, en tissu synthétique très (très) fin. Elle se lève à
l’approche de son arrêt et là, catastrophe !! Elle laisse une petite
flaque de sang sur le siège en simili cuir…. Je lui fais part du problème et
elle se sauve rapidement en attachant son pull autour de sa taille. Je reste à ma place : après tout la tâche ne me gêne
pas. Au fur et à mesure que les gens montent, le bus se remplit et ceux qui
tentent de s’asseoir à côté de moi s’éloignent bien vite avec des yeux
horrifiés ^^ Jusqu’à cet homme. Lui était sans doute très très pressé de s’assoir. Il portait
un beau costume gris. Je l’ai vu se poser sur le siège comme dans un film, au
ralenti… Il n’avait rien vu. A ce moment là, j’ai simplement eu le réflexe de
poser ma main sous ses fesses pour qu’il ne touche pas le siège. J’étais une
ado à l’époque… et j’ai vu arriver sa main près de mon visage à la même vitesse
qu’il avait voulu s’assoir. Heureusement que j’ai eu le temps de lui montrer la
tâche avant de recevoir sa gifle, et c’est tout confus qu’il m’a remerciée d’avoir
sauvé son beau costume ^^
Et vous, avez-vous des anecdotes rigolotes (ou pas...)concernant les transports en commun ?










